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Les églises de missions amérindiennes
Ou la foi avant tout
La mission à Odanak
Du 17e au 19e siècles, les églises de missions amérindiennes ont essaimé sur tout le territoire du Québec. Si quelques-unes se sont naturellement installées à proximité d'agglomérations importantes, comme la mission de Notre-Dame-de-la-Jeune-Lorette, à Wendake (à quelques kilomètres de Québec), la plupart sont apparues peu après l'établissement d'un poste de traite. Les amérindiens se rassemblaient volontiers autour de ces lieux d'échanges, qui facilitaient le commerce saisonnier. Les jésuites, les récollets et, un peu plus tard, les sulpiciens et les oblats, ont généralement profité de l'aide financière des compagnies de traite pour mettre en place leurs missions dans les régions éloignées.
Décimés par les Iroquois à la fin du 17e siècle, les Abénaquis, établis auparavant à Sillery et sur les rives de la Chaudière, sont regroupés à Odanak par Jean Crevier, seigneur de Pierreville, qui cède une partie de son territoire pour l'établissement d'une mission permanente le long de la rivière Saint-François. La première chapelle missionnaire en bois, élevée en 1700, est pillée et détruite en 1759 par les troupes de Rogers. Relevé de ses ruines l'année suivante, l'édifice est de nouveau la proie des flammes en 1815.
Ensemble extérieur de l'église d'Odanak
Photo : Germain Casavant
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Ensemble intérieur de l'église d'Odanak
Photo : Germain Casavant
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